Les Artistes Plasticiens 2022

Du 10 juillet au 15 septembre 2022, le temps d'un été, 10 installations plastiques sont à découvrir le long et sur la Sèvre Niortaise.

 

En 2021, les installations proches du Land Art s’inspiraient du bois et ses dérivés. Le thème de cette nouvelle édition est Habitat d’espèces/ Espèces d’habitat.

 

A la lisière entre l’espace protégé et l’installation, les plasticiens chercheront à « s’inclure » dans le fragment de paysage défini au repérage. Une attention particulière est portée sur l’occupation du fleuve.

 

Un appel à projet a été publié en décembre 2021 par le réseau de l'association, Astre et FRAAP. 50 artistes locaux, régionaux et étrangers ont proposé leurs candidatures.

 

Un jury composé de 3 artistes ayant participé à la première édition a sélectionné fin janvier les artistes répondant au plus près à la thématique et au projet Pars_Cours Vers la Mer.

La Galerie d’art Desmettre, voisine de notre association et du restaurant La Roussille accueille une exposition collective des artistes de cette édition du 10 juillet au 15 septembre.

 

Des croquis de leurs projets et/ou de petites réalisations personnelles seront rassemblés à l'intérieur et à l'extérieur de la Galerie. Le vernissage aura lieu le soir de l’inauguration, le 10 juillet à 18 heures.

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1- Nico Raddatz
artiste allemand vivant en France

"Les Nids Aquatiques", 

installation 2022

Tubes en pvc unicolores

 Cale du port Boinot

Inspiré des véritables nids flottants d'oiseaux aquatiques, je construis donc de tels nids, avec des tuyaux en plastique, un matériau plus familier à notre environnement humain, industriel et urbain.


Un nid n'est pas seulement un habitat pour les oiseaux, c'est avant tout le "vivier", où ils couvent les œufs, où les jeunes grandissent et deviennent indépendants. Proposer des nids en plastique, notamment des nids aquatiques, nous confronte à la pollution de l'environnement et la pollution des eaux.

En effet, la totalité des nids dans son ensemble peut aussi être vue comme une accumulation de déchets plastiques dans l'eau évoquant le "7ième continent", ce vortex de déchets du Pacifique nord. Un continent en plastique, des îles, ou des bouées de sauvetage?

 

La lecture et la compréhension de l'œuvre sont multiples, mais elles soutiennent toutes la même intention: il faut protéger la nature, cette biosphère qui est la demeure / l'habitat de toutes les espèces, message qui est également véhiculé par l'utilisation des couleurs arc-en-ciel qui sont le symbole de la paix, de la diversité et de l'harmonie. »

-Nico raddatz

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2 -Salah SAOULI,

artiste libanais vivant en Allemagne

"Goldfish" , installation 2022

Bois et peinture

Ecluse de Comporté

Comme le montre l'existence de fossiles de poissons et autres animaux marins, il y a des millions d'années, les montagnes étaient sous l'eau.

 

En raison du changement climatique, cette situation semble être une réalité possible pour l'avenir.

 

La prévision de la fonte des glaces des pôles nord et sud implique la libération d'énormes masses d'eau, ce qui entraînera l’élévation du niveau des mers à des hauteurs jusqu'ici inimaginables et laissera de vastes espaces terrestres inondés.

L'installation  Goldfish utilise le motif du poisson rouge, généralement associé dans certaines cultures à la joie et à la chance, comme un avertissement subtil et un appel aux générations futures à agir pour protéger la planète.

 

Le choix de formes attrayantes, belles et vivifiantes pour l'œuvre est délibéré pour inviter les visiteurs à s'engager et à réfléchir sur l'influence de l'activité humaine sur l'environnement.

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3 -Olivier ROCHEAU,
artiste français (La Rochelle)

"La Prophétie Des Grenouilles",

installation 2022, Technique mixte

Ile de la belle étoile

Les œuvres d’Olivier Rocheau, immédiatement reconnaissables, hors normes, colorées, généreuses offrent différents niveaux de lecture et dégagent toujours un sentiment très fort…

Elles interrogent matières et couleurs entre abstraction et esthétisme…

Cette écriture spontanée, qui joue avec les codes de l’enfance donne à voir, paradoxalement, un univers abouti, sophistiqué, rigoureux. L’artiste met en forme, met en place, via un vocabulaire particulier, une architecture, une ossature, dans leurs plus stricts dénuements...

Entre ascèse et flamboiement, un « monde minimaliste» cohérent, toujours renouvelé qui prend tournure entre l’installation urbaine, patrimonial et environnementale dans un souci éco-environnemental évident.

 

Nénuphars démesurément grands- Allégorie d’un monde désormais maritime et fluvial ou règnent en maître des batraciens devenus gigantesques, aux habitations XXL et colorés, symbole de leur nouvelle puissance. L’installation emprunte son nom au titre du film animation de Jacques-Rémy Girerd.

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4 - Remy JOUVE,
artiste français(Niort)

"La cabane d'Athanor",

installation 2022, Technique mixte

Ile en face Quai Métayer

(avant Noron)

La “cabane d'Athanor” est constituée de fonds et de cagettes entières (Recyle Land Art) Sa porte horizontale, orientée vers l'eau, telle une entrée de terrier (de loutre, ragondin......) donne accès à un volume vertical entourant un arbre tel un nid/cocon/chrysalide (d'oiseau, papillon, libellule....) Entre “Terre et Ciel”, croisement de l'horizontalité et de la verticalité,  elle permet un lieu de juste équilibre, de gestation et de métamorphose pour tout être vivant. L'éclairage nocturne de cette structure apporte, en plus d'une visibilité, la touche de Lumière /Souffle créateur.... tant recherchée par les alchimistes dans leur four, ici symboliquement représenté.

5 - Capucine DESOOMER,

artiste française (Nord)

"Avant qu'elle ne t'attrape",

installation 2022, Fil extensible de lycra

Parking de Chizelles

Est-ce un piège ? Un habitat ? Ou le squelette d’une vague ?
Avant qu’elle ne t’attrape est une installation textile aérienne.


Toute en légèreté, elle s’accroche à ce qu’elle peut, arbres, roches, pont, bancs...


Avant qu’elle ne t’attrape est réalisée in situ sur mesure, elle propose un autre mouvement, une autre dynamique au paysage, une autre fluidité.


Le long du chemin de halage, elle est susceptible d’apparaître et disparaître jusqu’au climax.


Réalisée selon une technique de maille au bras en proie au désordre, avec un même fil utilisé et réutilisé depuis plusieurs années, à chaque fois détricoté et rembobiné.

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6 -Corinne FORGET,

artiste française (Seine-Saint-Denis)

"Les Ramées", installation 2022

Prairie avant le Pont Willy Brandt

Les Ramées écoutent le bruissement entre les arbres,

Branches, tortillons et lianes sont autant de signes et leurs empreintes créent un langage qui reste à déchiffrer.

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7 -Camille DOUVILLE,
artiste française (Niort)

"Dérive",

installation 2022, Bois, bidons, corde, tissu

Pont Willy Brant

« Un radeau désigne à l'origine, un type d'embarcation basse sur l'eau, souvent sommaire permettant de naviguer, parfois dans des conditions particulières.


Tout se faisait en bateau dans le marais poitevin, les enfants allaient à l'école en barque, le facteur et la laitière faisaient leur tournée également sur l'eau. Pour exploiter le bois, les maraîchins réalisaient des immenses trains de bois jusqu'à la scierie.


Ce mode de vie est un héritage dont nous devons tenir compte dans un avenir où une partie du territoire niortais n'échappera pas au dérèglement climatique et au risque de la montée des eaux. Ce territoire pourrait se voir, un jour, recouvert par une eau salée ou saumâtre.


Je propose une réflexion sur l'apprentissage et la connaissance de l'environnement afin de suggérer un rapport différent avec la nature : contemplatif,  poétique et spirituel.


Bercée par les récits d'effondrements et la culture science-fictionnelle, je m'intéresse au mythe du trappeur décrit par Henry David Thoreau dans "Walden ou la vie dans les bois" qui décrit ce sentiment d'appartenance à la nature et d'interdépendance avec celle-ci. »

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8 -Jette MELLGREN,

artiste danoise

"Adaptation",
installation 2022 ,Branches de saule, écorce, paille, sol

Fresnes de Chey

Les années 2020 sont la décennie du climat, le réchauffement climatique ne se limite pas à chaque pays, c’est un défi mondial commun.

Les jeunes du monde entier prennent la responsabilité des adultes et placent l'environnement au

premier rang de leurs priorités. Plusieurs régions du monde sont victimes d’inondations.

 

Une réalité qui menace à la fois les humains, les animaux et les récoltes, et rend difficile le quotidien pour les populations. Le changement climatique extrême provoque leur exil, beaucoup par la mer.

La migration présente un défi culturel, économique et humain. Comment y répondre? Comment pouvons-nous les accueillir, par des“Espèces d’habitat”? Comment peuvent-ils s'adapter à de nouveaux modes de vie, à un “Habitat d’espèces”?

9 - Fabrice PRESSIGOUT,

artiste français (Charente)

"Qui C’est Celui-Là ?" ,

installation 2022

Contreplaqué, branches, flotteurs

Ile aux oiseaux

Cette installation humoristique sur la Sèvre Niortaise fait le parallèle entre l’exode voulu ou forcé des humains et les déplacements d’animaux vers des contrées nouvelles à cause des changements climatiques ou l’exploitation incontrôlée de territoires habités.

 

Ces déplacements sont rarement vus d’un bon œil dans un premier temps, ils sont pourtant indispensables et chargés de richesse.

 

Dans l’illustration de ce propos c’est un castor qui s’installe sur la Sèvre et son île est plutôt accueillante, preuve sans doute d’un environnement bienveillant.

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10 - Jacques Perdigues,

artiste français (Yonne)

"Labo Trans-Naturaliste" / prothèses d’habitat pour turdidés

Ficelles de polyuréthane

Auberge de la Roussille

En réaction à la situation de notre planète et inspiré par le courant transhumaniste, Jacques Perdigues transforme son atelier en laboratoire et invente le « transnaturalisme ».

 

Amoureux de la nature, c’est au crochet «libre» et à la machine à coudre qu’avec de la ficelle, il se met en quête de solutions pour suppléer la disparition des espèces et proposer des solutions ludiques et plastiques.

 

Prothèses d’habitat pour turdidés est une série d’ornement pour arbres inspirée des habillages de façades urbaines contemporaines et réalisée par détournement des ouvrages et techniques dit «de dames».

Conçues comme des robes et des dentelles géantes pour conifères et feuillus, elles s’assemblent directement sur les troncs pour en souligner et en sublimer la beauté.

 

Structurées essentiellement d’alcôves/perchoirs, de vides/jours et de «cocons habitables» en suspensions, elles fabriquent des plateformes d’habitations supplémentaires pour tous les oiseaux et insectes de passage.

Grâce à son laboratoire transnaturaliste, l’artiste invente une série de prothèses: mutants, racines, branches, tentacules, organes, squelettes.